Le lymphome

Le lymphome est une tumeur du système lymphatique. Comme pour la leucémie, il n’y a pas seulement un seul type de lymphome, mais plusieurs.

Avertissement : Les informations ci-dessus ne sont pas exhaustives. Nous vous les présentons simplement à titre consultatif. Votre médecin est seul apte à vous donner les conseils qui s'appliquent précisément à votre cas.

En savoir plus

 

Le système lymphatique

 

Il est essentiellement constitué de vaisseaux lymphatiques souvent accolés aux vaisseaux sanguins. Son rôle est de véhiculer les lymphocytes (cellules de la moelle et du sang mais aussi et surtout de la lymphe) dans l’organisme afin qu’ils puissent y jouer leur rôle immunitaire. Ce système lymphatique est constitué de relais ganglionnaires où se concentrent les lymphocytes. Les ganglions se trouvent surtout au niveau du cou, des aisselles, des aines, de l’abdomen et dans le médiastin (entre les deux poumons). Le système lymphatique se trouve dans tous les organes, les amygdales et la rate en font partie intégrante.

Que se passe-t-il ?

 

Le lymphome peut se manifester par l’augmentation de la taille d’un seul ou de plusieurs ganglions ou encore par une tumeur du système lymphatique dans un organe. Il y a ce que l’on appelle prolifération clonale d’un genre de lymphocytes. En d’autres termes, et de façon schématique, une sorte de lymphocyte du système lymphatique se divise à l’infini pour produire des lymphocytes identiques, en grande quantité, de manière à donner une tumeur.

Y a-t-il une cause ?

 

L’apparition d’un lymphome peut n’être liée à aucune cause extérieure. Dans certains cas, des personnes porteuses de certains virus peuvent avoir une défense immunitaire affaiblie provoquant l’émergence du lymphome.

Fréquence

 

Les lymphomes sont en constante augmentation du fait du vieillissement de la population, mais aussi de certains facteurs environnementaux. Ils atteignent surtout les personnes âgées et sont rares chez l’enfant, mais deviennent de plus en plus fréquents après 30 ans. Actuellement, il existe près de 10 000 nouveaux cas par an en France.

Symptômes

 

Les symptômes décrits ci-dessous ne sont pas spécifiques du lymphome. Il est donc impératif de consulter le médecin qui se chargera de faire le diagnostic. La présence d’un gros ganglion, par exemple, est souvent d’origine infectieuse.

  • le plus souvent, il y a présence d’un ou de plusieurs ganglions palpables au niveau du cou, des aisselles ou des aines,
  • certains signes peuvent aussi être présents : une perte de poids, de la fièvre, des sueurs ou de la fatigue.
Le diagnostic

 

Pour faire le diagnostic, il est essentiel de pratiquer une biopsie-exérèse d’un ganglion malade et de l’étudier au microscope. L’intervention peut se faire sous anesthésie locale si le ganglion est superficiel, ou anesthésie générale si le ganglion est dans l’abdomen ou entre les poumons.
L’examen au microscope permettra de faire le diagnostic exact de lymphome et d’en préciser le genre. Ainsi, on peut définir le traitement le plus approprié.
Il faut bien sûr compléter le tout par des examens comme le caryotype, le phénotype et la biologie moléculaire.
Un bilan d’extension est effectué pour bien localiser toutes les atteintes tumorales. Un scanner du corps entier est fait pour détecter tout ganglion ou masse suspecte, ainsi qu’une batterie d’examens sanguins et une biopsie de moelle osseuse. Tous ces examens seront nécessaires pour évaluer plus tard la réponse au traitement.

Les genres de lymphomes

 

Il existe des dizaines de types de lymphomes. Pour simplifier les choses nous les classerons de la façon suivante :

  • Les Lymphomes Non-Hodgkiniens (LNH), on peut les diviser en 2 catégories : 
  • Les LNH indolents : ils sont peu agressifs, leur évolution est lente mais ils sont assez résistants à la chimiothérapie. La survie d’un malade est longue mais la guérison moins fréquente. Dans ce genre de maladie, il faut apprendre à vivre avec sa maladie et une proportion non négligeable de ces malades souvent âgés, décèdent d’une autre cause. Parmi ces LNH, le plus fréquent est le lymphome folliculaire.
  • Les LNH agressifs : leur évolution est rapidement mortelle s’ils ne sont pas rapidement pris en charge. Ils répondent bien à la chimiothérapie. La guérison est fréquente et possible et les premiers mois du traitement sont un cap délicat à passer. Parmi ces LNH le plus fréquent est le Lymphome à grandes cellules. Le Lymphome de Burkitt, qui est une urgence thérapeutique est très agressif mais très sensible à la chimiothérapie.
  • La maladie de Hodgkin (MDH) :
    Elle porte le nom de celui qui l’a découverte. C’est le premier type de Lymphome décrit en médecine. Elle est caractérisée par la présence d’une cellule de Sternberg dans les tissus malades.
    Cette maladie atteint plutôt les sujets jeunes âgés de 20 à 30 ans avec souvent la présence de ganglions de la base du cou ou dans le thorax avec des sueurs, de la fièvre et une perte de poids. Le diagnostic se fait de la même façon que pour les LNH, mais son traitement est spécifique. Le taux de guérison de cette maladie est généralement très élevé mais reste dépendant de plusieurs facteurs de classification, dont l’âge et le stade.
Le traitement

 

Une fois le bilan d’extension et le bilan biologique faits, l’équipe médicale peut décider du traitement le mieux adapté à chaque lymphome.
Les principaux critères reconnus sur lesquels se basent les médecins sont les suivants :

  • le type de lymphome,
  • l’âge du malade,
  • le stade de la maladie,
  • le taux de LDH.

Ces critères forment tous ensemble l’index pronostic international (IPI). Cet IPI détermine ainsi la gravité du lymphome et la nécessité ou non de faire un traitement lourd ou moins lourd.
Le traitement se fait actuellement par des cycles de poly-chimiothérapie, associés ou pas à de la radiothérapie ou encore à un anticorps monoclonal.
Un cycle comporte une infusion, à l’hôpital, de plusieurs agents de chimiothérapie pendant quelques jours (un à cinq jours). L'association de plusieurs médicaments est utilisée pour vaincre les résistances des cellules du lymphome.
Cette période est suivie d’une aplasie plus courte que lors des leucémies (sept à 15 jours). Trois à 12 cycles espacés de deux à quatre semaines sont généralement administrés.
Le premier objectif du traitement est d’obtenir une réponse complète après plusieurs cycles. Si elle est atteinte, on pratique alors une chimiothérapie de consolidation. Si la réponse est partielle, on peut modifier la chimiothérapie et/ou la renforcer par une greffe. Souvent, ce sont des autogreffes qui sont pratiquées.
Vu le grand nombre de LNH et la spécificité de chacun, il est impossible de détailler ici tous les traitements.

Aïda : une jeune association qui a tout d’une grande

Des associations qui se rencontrent autour de combats et de valeurs en commun, créent des...

Tirons la langue à la maladie !

L’association Laurette Fugain a 15 ans. Pour fêter cet anniversaire, nous avons souhaité...

SC Johnson, Laurette Fugain : un partenariat durable et port...

Depuis bientôt 15 ans, l’association Laurette Fugain a à cœur de développer des...