Le combat de mon fils de 29 ans

Bonsoir,

Il y a maintenant 3 semaines, on a diagnostiqué à mon fils de 29 ans une leucémie LAM 3. Depuis, nous ne vivons qu'au rythme des examens, des bonnes et des beaucoup moins bonnes nouvelles. Les médecins nous ont assurés que ce type de leucémie était bien maitrisée par le traitement. J'ai juste besoin de soutien moral car c'est tellement difficile de voir son enfant souffrir et d'être impuissante.

Commentaires

Bonjour Véronique,

Voir son enfant souffrir, même lorsqu’il s’agit d’un adulte comme le vôtre, est toujours très difficile pour ses parents.

Les examens, les protocoles, les hospitalisations, au début tout cela se met en marche comme une machine infernale sur laquelle nous n’avons pas de pouvoir. Nous sommes pris dans une sorte de tourbillon que nous ne contrôlons pas.
Puis, peu à peu les choses se calment, on s’habitue, on s’adapte et on règle notre vie en fonction du combat qu’il faut désormais mener auprès de son enfant. On peut alors faire face à la maladie plus sereinement auprès de lui, même si on se sent parfois dramatiquement impuissant comme vous le dites.

À 29 ans, votre fils a toute la vie devant lui. Non seulement cette leucémie fait partie de celles qui sont le mieux maitrisées, mais en plus il possède la force de sa jeunesse pour combattre la maladie. Si en plus, il est entouré des gens qui l’aiment, c’est une arme de plus pour gagner le combat.
Malgré tout, il ne faut pas ignorer qu’il s’agit d’un obstacle pénible qui se présente devant lui. Sans doute le plus difficile qu’il n’ait jamais eu à franchir dans sa vie de jeune homme.

Votre fils doit savoir (et vous aussi) que comme tant d’autres avant lui, il sortira grandi de ce combat. Il naitra de cette épreuve une carapace qu’il gardera pour la vie.

En attendant, entourez le, essayez de le distraire, parlez avec lui de ses projets et de tout sujet qui l’intéresse, pour lui faire penser à autre chose.

Courage Véronique, on est avec vous, tenez-nous au courant,

Amitiés, Pierre.

Bonsoir Véronique, l'annonce de la maladie de votre fils est, en plus, toute récente. C'est toujours un choc. Tous ceux qui ont un jour été confronté à une annonce similaire, connaissent les étapes par lesquelles vous passez et savent les milliards de questions que vous devez vous poser. Passé ce choc, on rebondit très vite parce qu'on a un seul choix, une seule option: se relever et se battre pour avancer coûte que coûte. Soyez confiante Véronique, même si je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire. Oui il va y avoir des hauts, oui il va y avoir des jours moins bons, mais vous allez tenir et votre fils aussi car il va être entouré de tout votre amour. C'est un moteur ultra puissant quand on doit se battre. J'ai aussi eu à me battre avec un proche contre un cancer. Pour tenir et avancer, on faisait des projets, on parlait des rêves qu'on avait en se disant qu'on allait les réaliser. ça peut paraître furieusement banal mais ça aide à se raccrocher à toutes les branches et même aux brindilles. Et puis il ne faut surtout pas oublier de rire, même si ce n'est pas ce à quoi on pense quand il nous arrive ce genre de situation. Le rire est une thérapie, un moyen de s'évader. Essayez de vous garder des moments rien que pour vous, des petits moments qui vous permettront aussi de reprendre votre souffle pour mieux aider votre fils. Il va vous épater par sa combativité, vous allez voir. Comme le dit si justement Pierre, il a la force de la jeunesse. On pense très fort à lui et à vous. Bienvenue sur le forum. Revenez-y aussi souvent que vous le souhaitez. Il y aura toujours quelqu'un pour vous écouter.

Bonjour,
j'aimerais pouvoir vous aider par mon expérience de la LAM3.
En 1992, j'ai été hospitalisée dans un état d'urgence, avec un effondrement total de la formule sanguine et 98% de blastes. J'ai eu une hyperleucocytose. C'est grave mais un an après je débordais d'énergie.J'ai été traitée par l'acide rétinoïque.
En 1998, rechute dite légère. Chimiothérapies. Cette fois champignon aux poumons. Je m'en suis encore sortie malgré ma mort programmée.
En 2018, je suis toujours là. J'ai 79 ans. Je sais que je peux encore rechuter mais je mords à la vie.
Toutes ces années j'ai lutté non contre la maladie mais pour la vie. Et la vie c'est d'aimer et d'être aimés.
Cela renverse les montagnes.

Bonjour Nicole,

Superbe témoignage qui renverse les montagnes, mais au aussi les idées reçues !!!

L’amour comme thérapie !

À propager sans modération à tous ceux qui se battent au quotidien et qui parfois perdent courage.
Merci de continuer à diffuser de telles bouffées d’oxygène !

Amitiés, Pierre.

Bonjour,

J'ai eu une LAM3 à 27 ans (j'ai été diagnostiquée en février 2015).

Ne vous inquiétez pas, le plus dur n'est pas forcément pour le malade. On est bien entouré, tout le monde est attentif à nos moindres besoins.

6 mois après le diagnostique, je retournais travailler et la vie reprenait.

Ce n'est qu'une parenthèse et bientôt tout cela ne sera qu'un mauvais souvenir!

Ajouter un commentaire

Financez un projet...avec vos clics !

Grâce à Lilo, un moteur de recherche solidaire (et 100% français), vous pouvez financer l...

Journée Mondiale du don de moelle osseuse : simplifier les i...

Le don de moelle osseuse reste un don encore méconnu, qui pâtit d'idées reçues.
...

1 2 3...Soleil : une campagne pour soutenir les enfants hosp...

Cet été, l'association Laurette Fugain lance une campagne nationale 1, 2, 3 Soleil pour...